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Articles

Inégalité sociale

Une inégalité sociale Le problème de l'inégalité est un fait qui touche toutes les classes, groupes ou individus. On observe dans une même structure un déséquilibre du bien-être, des droits, de la redistribution des biens et services entre les individus. D'ailleurs, ce qui pousse plusieurs penseurs notamment des sociologues en faire un champ d'étude. L'inégalité est l'évidence caractère de ce qui n'est pas égal. Les inégalités sociales désignent les traitements différents qui peuvent avantager une classe sociale, un groupe ou un individu par rapport à d'autres et qui établissent des hiérarchies sociales. Certains régimes sont par constructions fondés sur les inégalités, on peut en citer le système de caste en Inde . Pour certains, les inégalités sont tout à fait acceptables et il n'est pas nécessaire de les corriger. Or,...

Méthodes des Sciences sociales, Madeleine Grawitz

Ouvrage de Madeleine Grawitz (1911-2008), publié en 2000. Destiné à des publics variés : étudiants, enseignants, responsables et ‎professionnels d'horizons différents, cet ouvrage apporte à tous une meilleure compréhension des ‎problèmes de notre société. Après une rapide histoire des sciences, l'ouvrage aborde les diverses sciences sociales, les ‎problèmes qu'elles soulèvent (qualitatif, quantitatif, clinique, expérimental, etc.), les diverses ‎méthodes (fonctionnalisme, systémisme, etc.) proposées pour l'étude des faits sociaux, les ‎instruments techniques dont disposent les chercheurs : techniques vivantes (interviews, tests), ‎techniques documentaires (analyse de contenu). Une part importante de l'ouvrage est consacrée ‎aux divers types d'enquête et précautions à prendre à chacune de leurs étapes. Enfin, sont abord...

Classe sociale, Marx, Weber et Bourdieu.

Karl Marx 1818 - 1883 Grâce à son analyse de la société industrialisée et capitaliste, Karl Marx a mis en évidence l’existence de classes sociales, groupements d’individus partageant des intérets communs. Les deux principales classes sont la bourgeoisie capitaliste : personnes disposant du capital et propriétaires des moyens de productions, qui ont donc le pouvoir d’embaucher les prolétaires : personnes n’ayant que leur force de travail et qui sont exploitées et dominées économiquement par les bourgeois. Ces deux classes opposées et irréductibles constituent une approche bipolaire de la société. Marx distingue donc une classe sociale grâce à trois critères : sa place dans les rapports de production (« en soi »), le sentiment d’appartenance à un groupe ayant des intérets communs ou conscience de classe (« pour soi ») et les rapports conflictuels qu’elle entretient avec les autres classes. Enfin, Marx élabore son analyse selon une démarche holiste d’après laquelle le comportement des ind...

Neuf conceptions de Marx

1/ Selon Marx, dans le système capitaliste : s'il y a plusieurs classes sociales, deux sont essentielles pour comprendre la logique du capitalisme. 2/ Marx définit les classes sociales à partir : de la place des individus dans les rapports de production. 3/ La baisse tendancielle du taux de profit s'explique par : la substitution du capital au travail. 4/ La plus-value est créée par : le surtravail des ouvriers. 5/ Pour Marx, les paysans constituent une classe en soi. 6/ Pour Marx, le capitalisme conduit à une paupérisation. 7/ L'analyse marxiste des classes sociales est une conception réaliste des classes sociales. 8/ Le mode de production qui succède au capitalisme est le socialisme. 9/ Selon Marx, le nombre de prolétaires augmente car les petits capitalistes font faillite.

Dix conceptions de Weber

1/ Pour Weber, un idéal type est : une construction théorique pour comprendre la réalité. 2/ Parmi les différentes formes d'action présentées par Weber, on peut citer : l'action affective 3/ Modifier l'organisation du travail pour augmenter la productivité est : une action rationnelle en finalité 4/ Selon Weber, dans les sociétés modernes : l'action rationnelle en finalité s'étend de plus en plus à toutes les activités sociales. 5/ Pour Weber, le protestantisme : est un des facteurs explicatifs de l'apparition du capitalisme. 6/ Pour Weber, le désenchantement du monde signifie : le recul des explications religieuses au profit des explications scientifiques. 7/ Selon Weber, la domination légale rationnelle est : fondée sur la loi. 8/ La bureaucratie se caractérise par : la domination rationnelle 9/ Pour Weber, la bureaucratie est : une organisation efficace qui concerne aussi bien les g...

Neuf conceptions de Tocqueville

1/ Pour Tocqueville, l'égalisation des conditions signifie que : l'origine sociale ne détermine plus la position sociale de l'individu. 2/ Pour Tocqueville, le danger pour la société démocratique est que : l'égalité se développe au détriment de la liberté. 3/ Quelle affirmation est fausse ? Pour Tocqueville, les individus des sociétés démocratiques : ont le goût du bien-être matériel. sont indifférents aux inégalités. ont une passion pour l'égalité. 4/ Selon Tocqueville, dans une société démocratique : il n'existe pas de classes sociales. 5/ Tocqueville parle d'individualisme lorsque : les individus ont tendance à se replier sur la sphère privée. 6/ Selon Tocqueville, la passion des individus pour l'égalité : peut conduire à la naissance d'un Etat qui organise leur vie. 7/ Tocqueville parle de tyrannie de la majorité pour : s...

Dix conceptions de Durkheim

1/ Dans une société à solidarité organique : les individus sont différents mais complémentaires. 2/ Dans une société à solidarité organique : la conscience collective s'affaiblit. 3/ Durkheim considère qu'il faut : expliquer un fait social par un autre fait social. 4/ Sa définition du fait social montre que Durkheim : a une approche qui relève du holisme méthodologique. 5/ Selon Durkheim, on passe d'une solidarité mécanique à une solidarité organique car : la croissance démographique contraint les individus à diviser le travail. 6/ Pour Durkheim, dans une société à solidarité mécanique, le droit est : répressif 7/ Durkheim parle de formes anormales de la division du travail, lorsque se développent des situations d'anomie. 8/ Pour Durkheim, le principal remède aux formes anormales de la division du travail est de : renforcer le rôle des c...

La question du structuralisme

Le structuralisme est une théorie qui considère la réalité sociale comme un ensemble formel de relations. Il s'inspire du modèle linguistique, notamment du "Cours de linguistique générale" de Ferdinand de Saussure (1916) qui appréhende toute langue comme un système dans lequel chacun des éléments n'est définissable que par les relations d'équivalence ou d'opposition qu'il entretient avec les autres, cet ensemble de relations formant la "structure". Dans les années 1960, le structuralisme devient un courant de pensée des sciences humaines plus précisément en sociologie pour lequel les processus sociaux sont issus de structures fondamentales qui sont le plus souvent non conscientes. Il privilégie la totalité par rapport à l'individu considéré comme indissociable de la structure globale, la synchronicité des faits plutôt que leur évolution ainsi que les relations qui unissent ces faits plutôt que les faits eux-mêmes. Les principaux auteurs et p...

Structure sociale, Max Weber

 L’analyse sociologique de la structure sociale se doit de présenter des analyses d’auteurs anciens. Karl Marx d’abord qui a vu la société comme étant structurée fondamentalement sur la base du travail et des activités économiques. Ensuite M. Weber a insisté sur le caractère multidimensionnel de la stratification sociale, ne faisant de l’aspect économique qu’un des éléments de cette stratification. En effet, l’analyse de Max Weber propose une triple hiérarchisation sociale. Weber (1864-1920) s’oppose à Marx en mettant en évidence la nature tridimensionnelle de la structure sociale. En effet, il met en évidence trois types de hiérarchie qui ne se recoupent pas forcément. La première hiérarchisation concerne le champ économique et définit des classes sociales. Elles reposent sur la même position économique qu’occupent les individus dans l’accès aux biens et les services. On voit tout de suite une première différence avec la pensée de Marx : ce n’est pas la position dans le mode produ...

Le portrait du colonisé précédé de portrait du colonisateur d'Albert Memmi a vieilli sans prendre des rides

Le portrait du colonisé précédé de portrait du colonisateur, est un ouvrage de l'écrivain franco-tunisien Albert Memmi, publié en 1957. Dans cet ouvrage, Memmi entreprend de montrer que le colonisé et le colonisateur sont dans une perpétuelle interdépendance, liée au système colonial, qu'ils ne peuvent se définir que les uns par rapport aux autres, et que l'indépendance des colonies est inéluctable, mais comporte aussi des risques. Cet essai est constitué de deux parties, étroitement reliées, car il s'agit des deux faces d'une même réalité. Aujourd'hui l'ouvrage est toujours d'actualité, vue comme l'indice d'un livre important et qui suscite encore de débats longs et passionnés. Cet ouvrage est devenu un classique, dès sa parution en 1957. Le livre souligne un point essentiel les conduites du colonisateur et du colonisé créent une relation fondamentale qui les conditionne l'un et l'autre. En effet, l'ouvrage nous permet de comprendre ...

Analyse théorique

Une analyse théorique sert à présenter un cadre d'analyse et à généraliser des relations avec les hypothèses pour tenter de les expliquer au problème, dans l'ouvrage de la distinction, critique sociale du jugement de Pierre Bourdieu, l'auteur par d'une hypothèse selon laquelle le goût (principe selon lequel on trouve telle ou telle chose, appétissante, désirable, ou le contraire) est singulier, propre à chacun, s'inscrit dans le constructivisme structuraliste, et suscite la théorie des relations, qui consiste à une analyse des comportements des acteurs comme une une construction sociale. En effet, dans l'ouvrage l'auteur voit la consommation des acteurs comme un moyen de s'imposer dans la société. Autrement dit le modèle de consommation est devenu important sinon essentiel dans l'équilibre du système social. La négligence du facteur humain à une incidence sur le fonctionnement. ...

Effet pervers et ordre social

Ouvrage de Raymond Boudon, publié en 1977. Composé d’une série d’articles, Effet pervers et ordre social s’inscrit dans le courant de l’individualisme méthodologique, représenté en particulier par Raymond Boudon, et qui a pour principe d’analyser la réalité sociale en expliquant les phénomènes sociaux comme la résultante d’un ensemble de croyances et de comportements individuels. L’individualisme méthodologique s’attache ainsi à étudier les effets que les acteurs, supposés rationnels, exercent les uns sur les autres. L’interaction des comportements individuels produit des effets appelés effets pervers (ou encore effets de composition ou effets émergents). La notion sert à définir « des effets individuels ou collectifs qui résultent de la juxtaposition de comportements individuels sans être inclus dans les objectifs recherch...

Et si Durkheim s'était trompé sur le suicide...

Et si Durkheim s'était trompé sur le suicide.... Considéré comme l'un des fondateurs de la sociologie moderne, Émile Durkheim s'est illustré à la fin du XIXe siècle par un travail colossal et des sortes de "bibles" de la sociologie, alors en plein essor, dont "Le Suicide" paru en 1897. L'avancée des recherches sociologiques actuelles met une nuance, voire peut-être plus, à l'idée que Durkheim aurait percé le secret du suicide. Pour quiconque n'a pas étudié la sociologie, la pensée d'Émile Durkheim (1858 - 1917) risque d'être ardue. À cela s'ajoute le contexte social de la fin du XIXe, siècle bouillonnant où l'on a célébré à la fois la révolution industrielle, transformant en profondeur les pratiques, les façons de penser, et les élites intellectuelles portant haut les arts, les sciences et la recherche tous azimuts. Dans ce contexte de socié...

Dico Social

A Anthropologie : Étude des cultures, des normes, des valeurs, des représentations qui caractérisent et délimitent un groupe donné. Cette étude se fonde sur une démarche comparative des sociétés, récusant l'idée d'une société idéale, paradigmatique. Actionnisme: Boudon, désigne la saisie des mécanismes cognitifs de choix via une rationalité, une stratégie. (Par exemple : Le choix scolaire) B Bureaucratie : Crozier, système organisé, formalisé et impersonnel entraînant sur ses membres des conséquences de dysfonctionnement allant à l'encontre de l'efficacité de celui-ci et produisant des cercles vicieux de bureaucratisation. C Constructivisme : Berger et Luckmann, doctrine dans laquelle l'origine de la connaissance serait, non pas dans l'appréhension sensorielle mais dans l'activité pratique ou cognitive du sujet. Champ : Bourdieu, désigne ...

Qu'est-ce que la vérité?

Qu'est-ce que la vérité ? La vérité est la correspondance entre ce que je dis, et ce qui est : elle s’oppose donc à la fausseté – au sens d’erreur, mais aussi de mensonge. Détenir la vérité, c’est donc énoncer un discours objectif qui correspond à la réalité. Ainsi, pour trouver la vérité, nous sommes confrontés au défi de dépasser notre subjectivité - c’est-à-dire non seulement les croyances, les préjugés, les opinions qui constituent notre personnalité, mais aussi le sensible tel qu’il nous apparaît, car il peut être source d’illusions. En effet, rien ne nous autorise à considérer que la réalité se limite à ce que nos sens nous en disent.

Philosophie : 7 grands penseurs

Philosophie : 7 grands penseurs 1. Marc Aurèle : Pensées pour moi-même Au IIè siècle après J.-C., l'empereur romain Marc Aurèle rédige ses Pensées pour moi-même, des notes journalières qui nous renseignent sur son histoire et sa psyché. 2. Hannah Arendt : aux origines du totalitarisme Quand paraissent Les Origines du totalitarisme en 1951, Hannah Arendt n’est pas encore connue du grand public. C’est son premier livre et le résultat de cinq ans de recherches. Le totalitarisme est un mot quasiment nouveau, et le travail de la philosophe va consister à le définir et le distinguer de la tyrannie d’un côté, de la dictature de l’autre. 3. Rousseau : du Contrat social Paru en 1762, le Contrat social de Jean-Jacques Rousseau révolutionne son époque et marque une rupture dans l’histoire, affirmant le principe de souveraineté du peuple. 4. Martin Heidegger : ...

Les courants

Les courants Courants de pensée généraux : – Empirisme : Doctrine selon laquelle toute connaissance découle de l’expérience b whatsapp (oir la philosophie de Hume ou celle de Locke) – Rationalisme : Théorie qui affirme que l’esprit humain possède des principes ou des connaissances a priori, indépendants de l’expérience (Voir la philosophie de Descartes) – Idéalisme : Doctrine philosophique qui nie l’existence du monde extérieur, et réduit celui-ci aux représentations de la subjectivité. Autrement, les idéalistes pensent que le monde n’existe pas sans sujet pour le penser (voir les philosophies de Platon, Kant, Hegel, Fichte) – Positivisme : Le principe du positivisme est de réfuter à l’homme tout sens métaphysique, s’attachant ainsi aux sciences objectives, à la recherche de lois(voir la philosophie d’Auguste Comte) ...

Les pensées philosophiques par époque

QU’EST-CE QU’UN PHILOSOPHE ? C’est la question la plus difficile de la philosophie. Certains diront qu’il n’y a pas de définition, mais uniquement une pratique de la philosophie, une philosophie en action. En fait, il y a autant de définitions que de philosophes et de professeurs. La recherche de la sagesse semble être une définition limitée. Donc disons que la philosophie correspond à une manière de questionner le monde environnant et soi-même. La philosophie est un questionnement. Sur soi, sur les autres et sur le monde en général. Les Philosophes, de l’Antiquité à nos jours : L’histoire de la philosophie a été faite par les principaux philosophes, avant tout en Occident (mais pas seulement). Les Philosophes de l’Antiquité ont fondé la notion de rationalité et ont apporté la logique (base du raisonnement), les fondements de la réflexion pol...

Le procès de Galilée et ses enjeux idéologiques

Le procès de Galilée et ses enjeux idéologiques Plan de l'article L’affaire Galilée La controverse philosophique Les deux points majeurs de friction idéologique Récit philosophique contre récit idéologique Conclusion : un grand récit non idéologique Texte intégral : 1. L'affaire Galilée Le procès de Galilée a eu lieu pendant la période troublée du début du XVIIe siècle. Les guerres de religion sévissent et diverses révoltes éclatent en Europe. Surtout, il intervient à un moment où le pape est contraint d'apporter son soutient à la Contre-Réforme qui, définie par le Concile de Trente, est mise en œuvre de façon de plus en plus rigoureuse. Le contexte est celui d'une lutte politique et idéologique violente. Galilée vit en Italie, protégé par le pape Urbain VIII et le grand-duc de Toscane. En 1632, il fait paraî...

Notre point de vue

QCM Durkheim 1/ Dans une société à solidarité organique : les individus sont différents mais complémentaires. 2/ Dans une société à solidarité organique : la conscience collective s'affaiblit. 3/ Durkheim considère qu'il faut : expliquer un fait social par un autre fait social. 4/ Sa définition du fait social montre que Durkheim : a une approche qui relève du holisme méthodologique. 5/ Selon Durkheim, on passe d'une solidarité mécanique à une solidarité organique car : la croissance démographique contraint les individus à diviser le travail. 6/ Pour Durkheim, dans une société à solidarité mécanique, le droit est : répressif 7/ Durkheim parle de formes anormales de la division du travail, lorsque se développent des situations d'anomie. 8/ Pour Durkheim, le principal remède aux formes anormales de la division du travail est de : renforcer le r...